25-27 février 2026 – les Consulats du Chili, de Suède et du Japon ont participé à la 3ème édition du “Polar Symposium 2026”.
Du mercredi 25 au vendredi 27 février 2026, M. Paolo Tricotti, Consul honoraire du Chili à Monaco, accompagné de Mme Paula Gonzàlez Galves, responsable des questions écologiques à l’Ambassade du Chili à Paris, Mme Sophie Krafft, Consul honoraire de Suède à Monaco et M. Eric Benchimol, Consul Général honoraire du Japon à Monaco, ont participé à la 3ème édition du “Polar Symposium” dans le cadre des événements liés au circuit de l’initiative polaire.

Photo : l’ensemble des participants du 3ème Polar Symposium sur les marches d’entrée du Musée Océanographique de Monaco. © D.R. Consulat du Chili

Photo (de gauche à droite) : M. Eric Benchimol, Consul Général honoraire du Japon à Monaco, Mme Sophie Krafft, Consul honoraire de Suède à Monaco, M. Paolo Tricotti, Consul honoraire du Chili à Monaco. © D.R. Consulat du Chili
Les sessions de travail se sont déroulées dans les prestigieux locaux du Musée océanographique (notamment dans la très belle de Conférence) en présence d’autorités locales telles que, entre autres, M. Robert Calcagno, Directeur (Oceanographic Institute – Prince Albert I of Monaco Foundation), S.E. M. Jean d’Haussonville, Ambassadeur de France à Monaco et Doyen du Corps Diplomatique en Principauté, S.E. M. Bernard Fautrier (conseiller spécial chargé des questions environnementales), M. Jean-Jacques Risso, Président du Conseil d’administration du Centre scientifique de Monaco, M. Cyril Gomez, C.O.O. de l’Institut océanographique de Monaco, le Prof. Dr. Frederik Paulsen, de l’Albédo Foundation for the Cryosphere, H.E Ólafur Ragnar Grímsson, ancien Président de l’Islande (Arctic Circle), et M. Henry Burgess Président de l’I.A.S.C.

Photo (de gauche à droite) : M. Robert Calcagno, Directeur Général du Musée Océanographique, M. Eric Benchimol, Consul Général honoraire du Japon à Monaco, Mme Sophie Krafft, Consul honoraire de Suède à Monaco, M. Paolo Tricotti, Consul honoraire du Chili à Monaco, M. Jean-Jacques Risso, Président du conseil d’administration du Centre scientifique de Monaco et M. Cyril Gomez, C.O.O. de l’Institut Océanographique de Monaco. © D.R. Consulat du Chili
L’Initiative polaire joue un rôle de premier plan dans certains des défis liés à la compréhension et à la protection des écosystèmes polaires, dans le but d’exercer une influence et un impact plus importants en faveur de la protection des régions polaires. L’Initiative a été lancée en 2022 grâce à une collaboration entre la Fondation Prince Albert II de Monaco, le Comité scientifique pour la recherche antarctique (S.C.A.R.), le Comité international pour la science arctique (I.A.S.C.) et l’Institut océanographique – Fondation Prince Albert Ier de Monaco.
Le Symposium polaire de Monaco 2026 rassemble des scientifiques, des représentants autochtones et des détenteurs de connaissances, des décideurs politiques et des représentants de la société civile, afin d’aborder les défis les plus urgents auxquels sont confrontées les régions polaires. Grâce à une combinaison de tables rondes de haut niveau et d’ateliers interactifs, le symposium favorise le dialogue entre les communautés arctiques et antarctiques et encourage la réflexion collective sur l’avenir des deux pôles.
S’appuyant sur les éditions précédentes de 2022 et 2024, le Symposium 2026 s’est concentré sur le renforcement de la coopération internationale et l’élaboration d’une vision commune pour la cinquième Année polaire internationale (API-5). À travers trois axes thématiques, les participants travailleront à l’obtention de résultats concrets et orientés vers l’action, destinés à éclairer les priorités, guider la mise en œuvre et contribuer à construire un héritage durable pour la recherche polaire, les politiques et la société au-delà de l’API-5.
Le symposium est organisé avec le soutien d’un comité d’experts réunissant des spécialistes de l’Arctique et de l’Antarctique, ainsi que d’un comité d’organisation composé d’un représentant de chacun des coorganisateurs.
Le premier jour d’ateliers a produit 25 pages de reporting suite au travail des invités distribués sur 15 tables rondes et 15 points à retenir comme actions concrètes, ambitieuses, mais atteignables. Ce résultat a dépassé les prévisions des organisateurs. Les actions proposées pourront être mises en œuvre dès maintenant afin d’atteindre, d’ici 2032-2033, les résultats attendus par le protocole IPY5, qui reprend les résultats de son prédécesseur IPY4.

Photo : Vue d’ensemble des tables rondes organisées dans la Salle de Conférence du Musée Océanographique et pendant les 3 jours d’étude. © D.R. Consulat du Chili
Après de nombreuses années d’études, de recherches, de statistiques, de collecte de données et de création de modèles, la communauté scientifique est désormais en mesure de garantir l’impact que peut avoir la dégradation des environnements polaires sur le reste de la planète, au détriment de l’humanité. Il suffit de penser que, même en restant prudent compte tenu de la marge d’incertitude élevée, on estime à plus d’un milliard le nombre d’êtres humains menacés par le risque d’élévation du niveau des océans. Il est désormais nécessaire de sensibiliser le plus grand nombre possible de leaders d’opinion et d’individus afin de passer à l’action et d’assurer un renversement de tendance.

Photo : M. Paolo Tricotti, Consul honoraire du Chili à Monaco et Mme Paula Gonzàlez Galves, responsable des questions écologiques à l’Ambassade du Chili à Paris, lors des tables rondes et d’étude du Polar Symposium. © D.R. Consulat du Chili
En ce qui concerne les financements et les collectes de fonds, ce qu’il faut retenir des différents ateliers et tables rondes, c’est que pour être plus convaincant sur les avantages tirés des apports financiers (des actions individuelles), il faut être en mesure de démontrer des avantages à court terme qui sont beaucoup plus attractifs que les projections à l’échelle géologique, séculaire et difficiles à visualiser.
Après avoir demandé à chaque table de travail, lors de la dernière session du troisième jour, de choisir une ou deux « initiatives phares », le résultat final a dépassé les attentes, générant pas moins de quinze idées concrètes d’actions pouvant être mises en œuvre immédiatement afin d’inverser la tendance à la dégradation environnementale des pôles et, par conséquent, de réduire considérablement les risques dans les autres régions.
Voici quelques exemples de ces propositions :
– Réduire la marge d’incertitude quant à la possible montée des eaux si les températures moyennes continuent d’augmenter et si les glaces continuent de fondre à un rythme supérieur à la moyenne.
– Renforcer et pérenniser l’action de la diplomatie scientifique comme facilitateur. Ceci à notre avis devrait intéresser aussi les circuits consulaires honoraires.
– Intégrer davantage dans les projets les communautés autochtones polaires, qui sont particulièrement sensibles aux signaux que leur environnement leur envoie.
– Créer une meilleure coordination et synergie entre les activités menées dans les régions arctiques et antarctiques.

Photo : M. Paolo Tricotti, Consul honoraire du Chili à Monaco et Mme Paula Gonzàlez Galves, responsable des questions écologiques à l’Ambassade du Chili à Paris.
© D.R. Consulat du Chili
À la fin des travaux, H.E Ólafur Ragnar Grímsson a prononcé un discours bref mais magistral dans lequel il a rappelé l’audace de S.A.S. le Prince Albert II lorsqu’Il a accepté d’associer Son nom à un projet polaire qui n’avait pas encore vu le jour. Il a également comparé ces initiatives à un train qui roule vers des objectifs ambitieux ; le train est parti avec quelques wagons, dont l’un est certainement le Symposium polaire. Aux wagons existants s’ajouteront beaucoup d’autres jusqu’à atteindre les gares du succès.
Un des moments forts du symposium a été l’intervention à distance de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco qui, en plus de remercier les participants venus des quatre coins du monde, a également félicité les résultats obtenus et a manifesté Sa certitude quant à Son soutien pour les actions futures à entreprendre dans le cadre de l’IPY5.